mercredi 8 avril 2009

Afrique : la question épineuse de l’aide



Dambisa Moyo bouscule les idées reçues dans son livre : "Dead Aid"

Dans Dead Aid (L’Aide est morte), son nouvel ouvrage controversé, l’économiste Dambisa Moyo soutient que la suspension, dans un délai de cinq ans, de toute aide accordée à l’Afrique, hors aide d’urgence, « permettrait de stimuler la croissance » du continent.
Dans certains pays comme la Zambie, pays d’origine de l’auteur, une telle prescription pourrait toutefois s’avérer problématique, compte tenu de la crise financière mondiale.

Pays à revenu intermédiaire dans les années 1970, la Zambie figure systématiquement parmi les 20 derniers pays à l’Indice de développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement depuis 1990. Le pays a pourtant reçu plus de 10 milliards de dollars d’aide au développement entre 1990 et 2005, soit l’équivalent de 23 pour cent de son PIB sur la même période.

Ce sont des statistiques de ce type qui ont conduit Mme Moyo, ancienne consultante auprès de la Banque mondiale et analyste des marchés des titres d’emprunt chez Goldman Sachs, à écrire ‘Dead aid : Why Aid Is Not Working and How There Is a Better Way for Africa’.

« J’ai grandi en Zambie, puis je suis partie à l’étranger et j’ai vu que le monde semblait avancer et se développer très rapidement ; pourtant, chaque fois que je rentrais au pays, année après année, la situation avait empiré. Pour moi, c’était une reconnaissance continuelle du fait que l’aide ne donnait tout simplement pas de résultat ».

Un problème ou une solution ?

Selon Mme Moyo, les aides bilatérales et multilatérales, loin d’apporter une solution, font au contraire partie du problème. « Les deux objectifs de l’aide sont, d’une part, de stimuler une augmentation de la croissance, et d’autre part, de réduire la pauvreté. Pourtant, ce qui se passe, c’est qu’en dépit des millions de dollars d’aide accordés à l’Afrique ces 60 dernières années, on observe une diminution de la croissance et une augmentation de la pauvreté », a-t-elle déclaré à IRIN.

« En gros, le problème est le suivant : les gouvernements africains reçoivent de l’aide parce qu’ils (les bailleurs) s’inquiètent du degré de pauvreté constaté dans ces pays. Mais cette aide tend à engendrer énormément de corruption, elle crée une bureaucratie importante, elle étouffe l’entreprenariat, et elle prive les électeurs de leur droit de vote dans ces pays ».

Mme Moyo n’est pas la première à critiquer le manque d’efficacité des programmes d’aide en Afrique ; de plus en plus de bailleurs entreprennent des études pour déterminer leur mérite véritable. Ainsi, en 2007, l’Agence norvégienne d’aide au développement (NORAD) a publié une étude de ce type, intitulée « L’Aide norvégienne est efficace… mais pas assez ».

L’aide accordée par la Norvège

« L’aide norvégienne représente trois pour cent de l’aide globale accordée à la Zambie, ce qui équivalait à 0,8 pour cent du PIB zambien en 2005. Notre rapport a démontré que l’aide était plus efficace lorsqu’elle était allouée au soutien technique. Le dialogue entre la NORAD et la Zambie est donc devenu moins politique et plus technique », a indiqué à IRIN Ase Seim, qui a dirigé la rédaction du rapport à la NORAD. Un rapport de suivi doit paraître en 2009.

Entre autres exemples de programmes techniques : l’informatisation du Bureau du Commissaire général aux comptes, en Zambie ; dans le cadre de ce programme, le Bureau a reçu 1,6 million de dollars entre 1997 et 2008, ainsi qu’une aide à la restructuration et à la formation de ses employés. Grâce à cela, les activités du gouvernement font désormais l’objet d’audits réguliers, et la gouvernance s’en trouve ainsi directement améliorée.

La récession a durement frappé la Zambie ces derniers mois, le prix du cuivre, pilier de l’économie, ayant dégringolé avec la baisse de la demande mondiale. Or la diminution des revenus étatiques entraîne une baisse des dépenses publiques.

« Nous procédons actuellement à l’audit annuel. Mais notre budget a été réduit de 17 pour cent par le gouvernement parce qu’il a moins de fonds que l’année dernière. Donc, oui, nous avons amélioré notre méthodologie en matière d’audits, en rédigeant des manuels et en informatisant nos services, ces dernières années ; [mais] à long terme, certains domaines ne sont pas encore pleinement viables si nous ne recevons pas régulièrement des fonds », a indiqué à IRIN Louis Mwanga, directeur adjoint des projets au Bureau du Commissaire général aux comptes.

Recommandations aux gouvernements africains

Si Dead Aid critique les aides bilatérales et multilatérales, quelques solutions alternatives y sont également proposées pour remplacer les politiques actuelles. L’auteur suggère aux décideurs africains d’avoir davantage recours au marché mondial des capitaux pour obtenir des fonds d’investissement : pour elle, l’environnement financier actuel ne devrait pas être dissuasif.

« Dans le climat actuel, je recommande aux gouvernements africains de s’efforcer de s’assurer qu’au moment où le marché rebondira, ce qui arrivera, ils seront prêts à s’introduire sur la place de marché internationale pour émettre des obligations. A mon avis, il y a un gros travail préparatoire à faire pour obtenir des notations sur ces obligations et pour familiariser leurs pays avec les investisseurs internationaux ».

C’est exactement ce qu’a fait le Ghana à la suite des réformes économiques mises en œuvre à partir de 2000. Ces réformes avaient néanmoins pu être adoptées parce que le Ghana traversait une période de stabilité politique, et qu’il bénéficiait du soutien de ses partenaires internationaux.

« Le Ghana a fait preuve de maturité en sollicitant le marché mondial des obligations de cette manière, mais s’il a pu le faire, c’est uniquement grâce aux réformes économiques qui ont été mises en œuvre dans le pays, en grande partie grâce à l’aide. On aurait tort de le nier », a noté Alison Evans, directrice de programmes à l’Overseas Development Institute, un organisme britannique.

« En comparaison, la Zambie n’est pas en mesure d’en faire autant pour l’instant. La Zambie est même un bon exemple des conséquences qu’a la situation financière actuelle sur l’Afrique : la réduction des budgets consacrés à l’aide par les pays donateurs devrait avoir des répercussions négatives, une réduction du montant des transferts de fonds est également en train d’être constatée, et, en plus de cela, la dégringolade du prix des biens a de lourdes conséquences sur l’industrie du cuivre ».

Pour les pays à faible revenu tels que la Zambie, renoncer à l’aide pour se tourner vers les marchés des capitaux en pleine récession mondiale n’est donc peut-être pas le meilleur choix.

Photo : Dambisamoyo.com


Source: afrik.com

vendredi 3 avril 2009

Offre d'emploi (4)

1. Offre d’emploi : Coordination du volet luttes sociales



Le Regroupement d’éducation populaire en action communautaires des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches (RÉPAC 03-12) est à la recherche d’un coordonnateur ou d’une coordonnatrice au volet luttes sociales. La personne embauchée devra assumer la coordination de ce volet d’activités en collaboration avec le coordonnateur à l’éducation populaire autonome et le conseil d’administration.



Plus précisément, cette personne devra assurer la coordination des activités du RÉPAC:

- Responsable du volet luttes sociales;

- Responsable des relations avec les médias;

- L’avancement des dossiers reliés à la défense des droits sociaux et à la question du financement gouvernemental des organismes de défense collective des droits ;

- Toute autre tâche connexe jugée nécessaire par le conseil d’administration.




Partager avec l’équipe les responsabilités suivantes :


- Les relations avec les groupes membres ;

- La vie démocratique de l’organisme et la participation des groupes membres aux activités du regroupement ;

- Le développement de l’organisme ;

- La représentation politique de l’organisme.




Le ou la candidate devra démontrer :


- Une bonne connaissance du milieu populaire et communautaire des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches ;

- Une expérience de travail dans le milieu ;

- Une bonne compréhension de l’éducation populaire autonome ;

- Une bonne analyse de la situation sociale et politique ;

- Une très bonne capacité d’expression orale et écrite ;

- Une bonne capacité à travailler en équipe et en collectif ;

- Une capacité à assurer une présence publique et médiatique pour le regroupement ;

- Une compréhension minimale de l’univers informatique.




Conditions


- Poste de 33 heures par semaine, sur 4 ou 5 jours. Le travail se fait en grande partie de jour, avec quelques rencontres de soir et, rarement, la fin de semaine ;

- Catégorie : permanent ;

- Salaire : 19.21 $ / heure plus assurances collectives ;

- La personne devra être disponible pour entrer en fonction le plus tôt possible.



Seules les personnes convoquées en entrevue seront contactées. Nous tenons tout de même à remercier chaleureusement chaque personne qui aura pris la peine de présenter sa candidature.

À compétences égales, le choix d’une femme sera privilégié.



Faites parvenir votre curriculum vitae et votre lettre de présentation par courriel à l’attention du Comité de sélection, avant le lundi 13 avril 2009, 16h, à repac@repac.org.



Voir le site du RÉPAC 03-12 : www.repac.org






2. Offre d’emploi : commis-comptable à temps partiel



La Corporation Félix Hubert d’Hérelle, un OSBL en hébergement communautaire VIH/sida (soins palliatifs, de transition et logement social) avec 3 milieux de vie, est à la recherche d’un commis-comptable à temps partiel.



L’organisme offre un milieu de travail dynamique, humaniste et avant-gardiste permettant de relever des défis. L’environnement est axé sur le respect, le développement et la croissance personnelle des résidents et du personnel.




Disponibilités demandées :


2 à 3 jours semaines

Présences obligatoires : 1 mardi sur 2, et le premier jour ouvrable du mois




Tâches :


· Tenue de livres

· Paies

· Perception de loyers

· Administration des comptes des résidents

· Dépôts bancaires

· Immobilisation des actifs

· Rapprochement de comptes




Conditions salariales et avantages sociaux


Salaire concurrentiel en milieu communautaire

Possibilité de travailler à contrat ou à salaire




Soumission


Transmettre votre CV par courriel à info@maisondherelle.org avant le 10 avril 2009, en mentionnant que vous avez vu l’offre d’emploi sur le Tour d’y voir.






3. Offre d’emploi : chargé, chargée de projet



Le Centre régional de formation de Lanaudière (CRFL), a pour mission d’offrir des activités de formation aux personnes impliquées dans les organismes communautaires et de développer des activités de formation auprès d’autres secteurs, dans le cadre de formation sur mesure.



?? Le CRFL ouvre ce 1er poste à contrat : chargé, chargée de projet



Dans le cadre d’un projet pilote, financé par le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, la personne aura à définir la fonction de coordination en milieu communautaire et de développer un plan de formation pour outiller la relève à ce poste.



De concert avec un comité de travail, la personne aura à réaliser les tâches suivantes :

· Animer le comité de travail, établir le plan de travail et le calendrier des activités

· Faire la recherche et répertorier l’information sur le poste de coordination

· Identifier les besoins de formation et élaborer un plan de formation

· Recruter des participant(e)s auprès des organismes communautaires pour former le groupe pilote

· Organiser les activités

· Planifier, rechercher contenus et personnes-ressources

· Structurer l’accompagnement de type coaching pour les participant(e)s

· Recruter le(la) coach / jumeler les participant(e)s et assurer les suivis

· Assurer l’évaluation des activités et la production de rapports d’étape




Compétences recherchées :


· Très bonne connaissance du milieu communautaire (connaissance du poste de coordination est un atout)

· Faire preuve de leadership

· Grande capacité d’analyse et de synthèse

· Être doué(e) pour la communication

· Capacité de rédaction

· Assumer le mandat de façon autonome



Modalités d’embauche : Contrat de 700 heures, au taux horaire de 17.50 $, comme contractuel(le) salarié(e). (Possibilité d’être rémunéré(e) à titre de travailleur(se) autonome)

Horaire à déterminer en fonction du déroulement du projet.

Début du projet : mai 2009.

Date butoir de réalisation du projet : mars 2010



Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae avant 16h, le 10 avril 2009. Par courriel : crfl@bellnet.ca






4. Offre d’emploi : responsable de la formation



Le Centre régional de formation de Lanaudière (CRFL), a pour mission d’offrir des activités de formation aux personnes impliquées dans les organismes communautaires et de développer des activités de formation auprès d’autres secteurs, dans le cadre de formation sur mesure.



?? Le CRFL ouvre ce 2e poste à titre régulier : responsable de la formation



· Planifier et assurer la réalisation des différentes activités de formation

· Être à l’affût et recenser les besoins de formation des organismes communautaires

· Traiter les demandes de formation sur mesure et assumer les liens et représenter le Centre auprès de promoteurs de formation sur mesure de divers secteurs, tels que l’économie sociale, établissements du réseau public, etc.,

· Animer et soutenir différents comités de programmation des formations

· Produire les contenus des cahiers de programmation (régulière et sur mesure)

· Rechercher et analyser les contenus des différentes ressources de formation

· Voir à la mise à jour du répertoire des ressources de formation du Centre

· Promouvoir les différentes formations dans les médias, auprès des publics cibles et sur le site Web du Centre

· Avoir un diplôme d’études collégiales dans un champ connexe au poste (ou une expérience équivalente)

· Posséder une bonne connaissance du milieu communautaire

· Avoir une bonne connaissance des partenaires et différentes instances de la région (TRESL, CLD, CLE, etc.)

· Avoir une bonne maîtrise du français parlé et écrit et des habiletés en rédaction

· Faire preuve de leadership

· Avoir une grande capacité d’analyse et de synthèse

· Être capable de travailler en équipe

· Avoir un sens développé de la planification et de l’organisation

· Connaître les logiciels de l’environnement Office



Conditions : poste 32 heures/semaine comme travailleur(se régulier(ère)

Il faut pouvoir se déplacer en région / début de l’emploi : début mai 09

Salaire de base offert : 16 $/heure



Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae avant 16h, le 10 avril 2009. Par courriel : crfl@bellnet.ca

samedi 28 mars 2009

Des difficultés d’intégration des Noirs et des Maghrébins au Québec

Les limites de la politique d’intégration des personnes immigrantes dans la province canadienne

Le Québec, qui a inauguré le 19 mars une semaine de lutte contre le racisme, peine à intégrer ses immigrants noirs et maghrébins. En cause, la xénophobie et le racisme à l’embauche. Partant du cas de Nacer, Québécois d’origine marocaine, Alykhanhthi Lynhiavu, anthropologue, membre du Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR), à Montréal, analyse le phénomène.



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samedi 21 mars 2009

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En raison des besoins de main d’œuvre et des nombreux départs à la retraite, le gouvernement du Québec a prévu 700 000 emplois à pourvoir en 2011. Lancé dans cette perspective, le « Pacte pour l’emploi » est destiné à inciter les chômeurs et les prestataires de l’aide sociale à acquérir une nouvelle formation et à retourner sur le marché du travail. Sa visée est aussi de « lever les obstacles à l’embauche des nouveaux arrivants », le Québec comptant augmenter le seuil d’immigration de 45 000 à 55 000 en 2010. L’enjeu est de taille. L’annonce pourrait réjouir plus d’un candidat à l’immigration. Mais d’ores et déjà on peut relever un obstacle majeur : les dimensions de la xénophobie et du racisme dans l’emploi.

Le calvaire de Nacer

Le cas récent de Nacer X., un Québécois d’origine marocaine qui réside à Montréal depuis 20 ans, est emblématique. Il montre les incohérences d’un système qui n’arrive pas à intégrer ses immigrants. Car les chiffres sont éloquents : au sein de la population québécoise, la proportion du chômage chez les Maghrébins d’origine et les Noirs est de 29 %, comparativement à un taux général de 7 %.

Père de famille, Nacer X. a 50 ans. Prestataire de l’aide sociale, il s’est inscrit en septembre 2008 dans un programme de formation de deux mois d’agent de sécurité privée subventionné par Emploi-Québec, l’agence gouvernementale qui offre des services en insertion professionnelle. Il se retrouve à la fin de son programme de formation sans stage, le stage non rémunéré de deux semaines faisant partie de la formation. Dans les faits, les 6 étudiants noirs et les 3 étudiants arabes qui constituaient plus de la moitié de la promotion, n’ont trouvé ni stage ni emploi, contrairement aux 8 étudiants québécois blancs. Le centre de formation se vantant « d’une relation privilégiée avec les agences de sécurité » et d’un taux de placement de 100 %, le groupe d’étudiants noirs et arabes s’est senti en droit de s’interroger sur cette situation. Le Ministère de l’Emploi et de la Solidarité Sociale (MESS) questionne-t-il l’école et ses pratiques quand certains étudiants subventionnés ne trouvent pas d’emploi ou de stage et qu’ils sont tous Noirs ou Arabes ? Est-il normal que des subventions continuent à être versées à ces centres de formation dont seuls les Québécois de souche bénéficient en définitive ? Le racisme dans l’emploi se perpétue, avec l’investissement financier du gouvernement.

Il y a de très nombreux immigrants dans la situation de Nacer X. Celui-ci, appuyé par le CRARR, un organisme de lutte contre le racisme, n’a pas trouvé d’autres moyens de faire valoir ses droits qu’en déposant une plainte auprès de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.

A l’évidence, Nacer X. et sa famille suivent un parcours de pauvreté. Cependant, les programmes de lutte contre le chômage et la pauvreté ne sont pas adaptés à la réalité des populations immigrantes, qui recoupent en grande partie les groupes victimes du racisme.

La lutte contre le racisme conjointe à la lutte contre la pauvreté

Une étude, présentée en 2008 à l’ACFAS par les sociologues Rachad Antonius et Jean-Claude Icart, souligne l’existence de profils de pauvreté très nettement différenciés, selon qu’on soit immigrant ou non. La pauvreté dans la population d’origine immigrée est corrélée à des ménages biparentaux ou à des personnes au capital culturel élevé, mais le gouvernement élabore ses programmes de lutte contre la pauvreté et le chômage d’après un « profil type », relatif à la majorité québécoise, selon lequel la pauvreté est associée à des familles monoparentales et à des personnes peu scolarisées. Les programmes de redistribution établis sur ce diagnostic contribuent donc à l’exclusion systémique d’une partie des personnes résidant au Québec.

Il en va de même des programmes d’intégration. Si le Ministère de l’Immigration et des Communautés Culturelles (MICC) considère l’existence d’un processus d’exclusion ou de disqualification des immigrants récents dans son plan d’action 2008-2013 « La diversité : une valeur ajoutée », l’aménagement des politiques du MESS renvoie, en dernière instance, à la responsabilité de chacun de sortir de sa condition de sans emploi. Ainsi, sur le site d’Emploi-Québec, le MESS met à disposition des outils de « simulations de revenus » grâce auxquels « le prestataire de l’aide financière de dernier recours » peut se figurer « les avantages financiers à suivre un cheminement le menant à intégrer le marché du travail ». En somme, les barrières qui empêchent l’individu de se sortir du non emploi seraient celles qu’il s’imposerait lui-même. On voit ici que la situation vécue de discrimination et de racisme est aggravée par les préjugés existant à l’égard des personnes sans emploi, comme si elles voulaient s’installer dans la pauvreté.

Au regard des prévisions, on réalise l’enjeu social, culturel et économique de l’intégration en emploi des nouveaux arrivants. Sachant qu’une proportion importante des immigrants récents fait partie des minorités visibles ; que, d’ici 2011, la croissance nette de la population active se fera presque uniquement à travers l’immigration de travail et que « le succès de la politique d’immigration est étroitement lié à celui de l’intégration des personnes immigrantes », il convient d’interroger le gouvernement sur les dispositions qu’il compte prendre. Des deux ministères impliqués, le Ministère de l’Emploi est évidemment celui qui pèse le plus dans ce domaine d’intervention. Mais aussi longtemps qu’il considèrera le principe de discrimination raciale comme un objet séparé et secondaire de la politique d’aide, il y aura mise en échec de l’intégration et perpétuation des discriminations professionnelles injustifiées.

Le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR)

Source»: http://www.afrik.com/article16467.html

Offres d'emploi (3

1. Offre d’emploi : conseiller-ère budgétaire


L'ACEF Rive-Sud, une association à but non lucratif qui offre des services d'aide, d'information et d'éducation et qui contribue à la promotion et à la défense des droits et des intérêts de la collectivité en matière de consommation, recherche :

Un-e conseiller-ère budgétaire

La personne devra assumer principalement la réalisation d’activités de prévention et d’éducation en matière de gestion budgétaire, d’endettement et de consommation, notamment :

· Répondre à des demandes d’information téléphonique.
· Réaliser des consultations individuelles.
· Animer des ateliers, conférences et cours.
· Développer du matériel et des services répondant aux besoins.
· Former des bénévoles.
· Rédiger des articles.

La personne pourra aussi assumer la réalisation d’activités de défense des droits des consommateur-trice-s.

Toutes autres tâches connexes.


Exigences :


· Formation ou expérience pertinente.
· Connaissance des enjeux de la pauvreté.
· Empathie et excellente habileté en relation d’aide.
· Excellente capacité d’analyse et de rédaction.
· Sens de l'organisation.
· Esprit d'équipe, travailler dans le cadre d’une gestion participative.
· Être disponible de soir et être mobile.


Conditions :


31 heures/semaine, à partir de 28,000$/année, avantages sociaux.

6 sem vacances, Assurance collective payée 100% par l’employeur


Faire parvenir votre curriculum vitae d’ici le 10 avril 16h30
2010, chemin Chambly, Longueuil, J4J 3Y2
acefrsm@consommateur.qc.ca, Fax : (450) 677-0101

Seules les personnes retenues seront contactées




2. Offre d’emploi : adjoint, adjointe à la coordination



Le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) est un regroupement de 88 organismes. Il intervient dans la défense des droits des personnes itinérantes et des intérêts de ses groupes membres.


Description du poste


· Assumer les tâches administratives (budget, subventions, gestion courante)
· Assumer des responsabilités dans différents dossiers politiques
· Soutenir les relations avec les membres et la mobilisation
· Travail d’organisation et de logistique


Compétences recherchées


· Formation académique en lien avec la description du poste
· Expérience de travail en gestion et administration
· Expériences et connaissances en lien avec la mission du RAPSIM
· Capacité d’analyse, de synthèse, d’expression écrite et orale


Conditions de travail


· Poste permanent, après probation.
· Horaire : 5 jours/semaine
· Salaire débutant à : 30 000 $, plus les avantages sociaux
· Entrée en fonction prévue en mai

Pour plus d’informations sur le RAPSIM, consultez le www.rapsim.org

Veuillez faire parvenir votre lettre d’intérêt et votre curriculum vitae au plus tard le 7 avril 2009 au :

RAPSIM- Ouverture de poste
105 Ontario est, local 204
Montréal, H2X 1G9
Courriel : rapsim@qc.aira.com
Télécopieur : (514)879-1948



3. Offre d’emploi : agent, agente de communications



Le Centre d’action bénévole de Boucherville recherche un poste d’agent, agente de communications.


Fonctions :


· Élaborer et actualiser des outils promotionnels et de communication pour l’organisme.
· Développer et mettre en ¦uvre un plan de communication pour des activités promotionnelles et de financement.
· Recruter, former, soutenir un comité de bénévoles spécialisés dans le financement.
· Collaborer avec la directrice générale et le conseil d’administration de l’organisme.
· Établir et entretenir des relations avec la communauté.
· Participer selon les besoins à des comités ou à des réunions.


Qualifications requises :


· DEC en communications ou relations publiques
· Expérience dans un organisme communautaire oeuvrant avec des bénévoles
· Capacité à planifier et à réaliser un plan de communication
· Capacité à concevoir des outils marketing
· Capacité à établir et à maintenir de bonnes relations interpersonnelles et professionnelles
· Maîtriser les logiciels Microsoft et Photoshop

Lieu de travail : CAB de Boucherville et les environs

Statut : À temps partiel permanent

Date du début de l’emploi : immédiatement

Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae accompagné d’une lettre de présentation avant le 12 avril 2009 à :

CAB de Boucherville
A/s comité de Sélection
20 rue Pierre-Boucher
Boucherville, Qc., J4B 5A4 ou par
courriel : info@cabboucherville.ca

vendredi 27 mars 2009

COMMUNIQUÉ : AÎNÉS(ES) AFRICAINS , SE FAIRE CONNAÎTRE…


- Vous êtes une personne âgée…
- Vous connaissez une personne aînée dans votre milieu…
- Vous habitez au QUÉBEC…

Veuillez prendre contact avec le
CENTRE AFRICAIN DE DÉVELOPPEMENT ET D’ENTRAIDE (CADE) pour une affaire vous concernant.

Par Poste :
2390 rue Ryde, Bureau 202
Montréal , QUÉBEC, H3K 1R6

Par courriel :Lmudik @YAHOO.CA

Par téléphone :Mr Kabeya Mudi Wa Mbuji Président du CADE au 514-262-7981

mercredi 25 mars 2009

Semaine d’actions contre le racisme 2009: le CADE s'implique





Dans le cadre de la semaine d’actions contre le racisme, le Centre africain de développement et d’entraide (CADE) a organisé ce samedi 21 mars 2009 une conférence sur la lutte contre le racisme.

Cette rencontre qui a eu lieu dans la grande salle de réunion au siège du CADE, situé au 2390, rue Ryde dans le quartier Pointe Saint Charles, a connu la participation active de plus de 150 personnes.

La rencontre a été ouverte par Mr Kabeya Mudi Wa Mbuji Président du CADE qui dans une brève introduction a salué les personnes qui, malgré leurs occupations et le climat clément, ont répondu favorablement à l’invitation du CADE.

D’une manière particulière, il a salué la présence de Mr Daniel Bélanger,
-Commissaire à la Commission scolaire de Montréal.
-Représentant de Madame la Mairesse de l’Arrondissement du Sud-ouest.
Mr Bélanger a toujours honoré de sa présence chaque fois que le CADE organise une activité.

Mr Kabeya a demandé à Mr Bélanger de transmettre aux autorités compétentes la reconnaissance et surtout la pertinence des actions du CADE, actions qui méritent d’être reconnues et soutenues. Il a enfin présenté l’intervenant principal en la personne de Mr Zakaria Lingane

Mr Zakaria Lingane qui détient un doctorat en anthropologie-ethnologie de la réputée Université de la Sorbonne en France, est actuellement Coordonnateur de projets au sein de la FONDATION DE LA TOLÉRENCE et est auteur de plusieurs articles, de revues et de publications scientifiques.

Au cours de son intervention, Mr Zakaria Lingane a d’abord axé le sujet sur la persistance de la discrimination et les moyens de les combattre au Québec avant de s’appesantir sur les concepts erronés, véhiculés par les croyances populaires, sur la notion de race chez les êtres humains et chez les autres espèces animales et végétales.
Il a alors démontré que ceux qu’on désigne comme :

-blancs, ne sont pas en réalité de la couleur blanche, telle que connue
-noirs, ne sont pas de la couleur noire classique
-rouges, n’ont rien à voir la couleur rouge

et que tout ne relève que des perceptions véhiculées. Mr Zakaria Lingane par des exemples précis et clairs a demontré qu’il n’existe qu’une seule RACE HUMAINE et que la pigmentation de la peau et autres signes spécifiques ne sont que le fruit de l’adaptation de la nature humaine selon les temps et les lieux.
Dans une éloquence admirable Mr Zakaria Lingane a donné des outils utiles aux jeunes pour avoir une véritable confiance en eux et s’affirmer par le travail bien fait afin de participer à la construction du pays d’accueil qui est une société plurielle et diversifiée.

Une phase de questions-réponses a suivi cet exposé, ce qui a permis à l’assistance d’enrichir le débat.

À l’issue d’éloquente intervention inter active, on a procédé à la proclamation des résultats du concours ‘’ LE RACISME, NON MERCI ‘’ organisé à l’attention des élèves des établissements scolaires du Sud-Ouest et de l’Est de Montréal.

Voici à cet effet, les résultats
1. Par catégorie

-Meilleur dessin : Dane Khoa Vo
-Meilleur texte : Maba Nkamgang, Fany et Modibo Keita
-Meilleur poème : Tony Chen, Foyer 501
2. Prix

Premier prix : Maba Nkamgang, Fany Merveille a reçu $100
Deuxième prix : Dane Khoa Vo a reçu $75
Troisième prix : Modibo Keita a reçu $50
Quatrième prix : Tony Chen a reçu $ 50

35 autres élèves ont reçu chacun $20 à titre de Prix de Participation.

Nous voudrions ici souligner :
-le caractère multiculturel des participants à la rencontre (Chinois, Africains, Latinos, Haïtiens, Africains, Québécois de souche, Irlandais, Jamaïcains et autres)
-la convivialité qui l’a caractérisée.
Une fois encore, malgré la faiblesse des moyens le CADE a marqué l’histoire et la vie communautaire par cette célébration dynamique qui a permis aussi de construire des ponts de paix et d’amitié entre les jeunes des établissements scolaires précités et les autres participants de toutes cultures.

Le CENTRE AFRICAIN DE DÉVELOPPEMENT ET D’ENTRAIDE (CADE) poursuivra sa mission et profite de ce succès pour :
-remercier tous ceux qui,de près ou de loin, apportent leurs contributions à la réalisation de ses objectifs
-lancer un appel pathétique aux autorités compétentes pour soutenir ces actions qui sont de nature à favoriser la pleine participation des communautés à«la vie sociale, cuturelle et économique du pays.

Fait à Montréal le 22 mars 2009


http://www.cade-web.org/
Émail:centreafricaindeveloppement@gmail.com
lmudik@yahoo.ca

samedi 21 mars 2009

Valoriser les différences culturelles à l’école : nouveaux moyens


Comment sensibiliser les enfants au respect des différences culturelles et à l’intégration des personnes d’origine étrangère ? Quoi de plus simple au moyen de créations et exercices éducatifs… Les Livrets Créatifs PRO, conçus par des professionnels de l’éducation et testés auprès des enfants, offrent une variété d’activités sur des thèmes culturels et artistiques. Plus besoin donc de chercher longtemps des activités originales qui plaisent et qui sont toujours réussies.

• Lorsque des enfants d’origine culturelle différente se retrouvent dans une même classe, il est essentiel de leur expliquer que la complémentarité des différences permet d’obtenir un monde plus riche et plus beau.

• Les Livrets Créatifs PRO aident les enseignants à faire voyager les enfants dans des régions du monde d’aujourd’hui et d’autrefois, pour qu’ils puissent découvrir les apports et les bienfaits de chaque culture au développement de la planète.

• Grâce à une méthode pluridisciplinaire, les Livrets Créatifs PRO permettent aux enfants d’entreprendre des activités variées autour d’un seul et même thème. Ils servent ainsi de fils conducteur lors de l’étude d’une culture et permettent de réinvestir les connaissances étudiées au moyen de petits jeux de réflexion et de compréhension.

• Les Livrets Créatifs PRO couvrent les thèmes d’histoire des programmes scolaires des enfants de primaire. Les enseignants choisissent à la carte les Livrets Créatifs PRO en fonction du thème qu’ils désirent aborder avec leur classe, et profitent ainsi de la diversité des activités pour intéresser les enfants.

• Téléchargeables sous format PDF pour une acquisition rapide et facile, les Livrets Créatifs PRO permettent aux enseignants de minimiser le temps de préparation de leurs activités et d’utiliser du matériel peu couteux de façon à privilégier la qualité des activités et la variété des techniques d’apprentissage plutôt que l’achat de matériel onéreux sans résultat créatif.

Le Livret Créatif PRO Le rajah de Malabar de www.ludovictory.com, pour découvrir les mystères de l’Inde, est disponible gratuitement, à l’essai, pour permettre aux enseignants de se faire leur opinion.

Ludi Ludo

Source : http://Contenu-Gratuit.com

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