mercredi 15 juin 2011
jeudi 9 juin 2011
La responsabilité des intellectuels africains

Lors d’une conférence qu’il avait donnée à Dakar, le 26 novembre 2005, Cheick Hamidou Kane, l’auteur de l’Aventure ambiguë, mettait vivement « les élites africaines face à leur responsabilité ». Admettant lui-même qu’il appartenait à la minorité de cadres formés à l’école occidentale, il imputait la « situation calamiteuse » de l’Afrique noire au comportement de ces élites « occidentalisées » qui ont intériorisé la faiblesse de leur continent, et qui n’ont appris qu’à « mal imiter » les valeurs occidentales. Le grand homme dénonçait, dans le même mouvement, le dévoiement des « valeurs positives » de l’Afrique mère − l’appartenance à la même tribu par exemple, ou à la même langue − par ces cadres lancés dans des luttes prédatrices pour le pouvoir. Six années sont passées, et on peut constater qu’en matière d’avancement des travaux, rien ne s’est passé. On pourrait même dire que les choses ont carrément dégénéré dans une irresponsabilité de plus en plus désastreuse.
Cela ne doit pas surprendre. Car, il y a depuis longtemps chez les intellectuels, un problème de méthode dans cette dénonciation confuse des maux dont souffre l’Afrique. Et cette vieille passion du rejet en soi de l’Occident y est pour beaucoup. Elle empêche de partir du bon pied. D’abord, on doit prendre acte de ce que le monde est venu à l’Afrique et s’est imposé à elle il y a plusieurs siècles. Mais l’histoire n’est pas finie ; elle ne fait que commencer. On peut également noter, au moins provisoirement, que l’idée spinozienne d’une convergence universelle des buts humains n’est pas que pure vue de l’esprit. Il s’agit donc de faire le point sur les problèmes de l’Afrique, sans cette niaiserie, cette lamentation perpétuelle sur le mal que les Autres nous ont fait. Puisque depuis que le monde existe, les forts ont eu tendance à envahir les faibles et à les dominer, le continent noir doit envisager les conditions de son développement à l’aune de cette réalité-là. Si les élites africaines veulent donner une chance à l’essor de leur continent, il faudrait qu’elles cessent de creuser ce puits sans fond que représente la recherche sur l’âme vraie de l’Afrique. En procédant ainsi, ces hommes de culture ou de responsabilité ne font qu’approfondir l’aliénation de beaucoup de monde.
Les problèmes de développement de l’Afrique sont déjà fort compliqués, pour qu’il soit besoin d’en rajouter. Repousser d’un même geste, la domination que l’Occident exerce sur le continent africain et ces élites « occidentalisées » qui jouent contre leur propre pays, constitue une erreur de jugement. La première chose est normale, au sens épistémologique ; la seconde ne l’est pas. Rien n’oblige, en effet, les élites africaines à se détourner de l’effort pour le progrès de l’Afrique ! En vérité, ce n’est pas parce que les élites sont « occidentalisées », qu’elles échouent à remplir leur mission. Il leur manque, essentiellement, le courage de transformer la culture africaine, en vue de l’adapter aux exigences de la modernité. S’adonner à cet exercice de confusion, c’est servir la soupe à des manipulateurs de conscience, des boulangers. Personne n’a encore prouvé que les « valeurs positives » de l’« Afrique mère » s’opposent à ces « valeurs universelles » transportées en Afrique par la colonisation : Remplissez la terre et dominez-là ; le travail confère du sens à la vie ; la volonté de puissance est l’essence de l’univers ; l’échange et l’intérêt privé enrichissent la société ; tous les hommes veulent le bonheur ; et cætera. La responsabilité des intellectuels africains est de demander aux élites du continent de bien imiter ce qu’elles ont appris à l’école occidentale ; ce serait déjà pas mal. Ainsi ont procédé les Japonais puis les Chinois au cours du dernier siècle, avec le succès que l’on sait. Bien plus tard, il sera temps de faire le tri, de discuter culturellement de ce qu’il faudra garder, amender ou rejeter. La question, l’urgence de l’heure, c’est comment on nourrit, comment on soigne et comment on instruit les masses nombreuses qui peuplent les pays africains ? Parce que c’est pour elles et avec elles que l’Afrique se redressera. La responsabilité des intellectuels est de définir comment l’Afrique doit se confronter au monde tout en se protégeant.
Le discours de rejet des « valeurs occidentales » est pure logomachie. D’abord parce que ce n’est pas nécessaire ; ensuite parce que ce n’est pas possible. Il est vrai que, dès qu’il s’agit de la dénonciation du néocolonialisme, l’irresponsabilité intellectuelle devient spectaculaire chez nombre de ces hommes d’influence. On a souvent vu ce personnage penser à contre-courant de l’idéologie ambiante ; affronter parfois seul les puissants. Pour les affaires africaines, les intellectuels attendent les applaudissements de l’opinion la plus vaste, se noyant avec elle au lieu de l’éclairer. Le cas récent de la Côte-d’Ivoire a été à cet égard édifiant ! Si les élites africaines veulent répondre du devenir historique de leur continent, le seul cap pertinent tient dans ce mot d’Amadou Hampaté Bâ, cité par Cheick Hamidou Kane lors de son intervention à Dakar : « Les jeunes Africains (occidentalisés) auront accompli leur tâche quand ils sauront labourer leur propre terrain intérieur avec des instruments scientifiques qu’ils auront acquis à l’école étrangère. » Autrement dit, entre rejeter en bloc les possibilités qu’offre la civilisation de l’Autre, quand bien même celui-ci aurait un jour brutalisé l’Africain, et repousser les façons de faire de ces responsables qui ruinent l’Afrique, il n’y a aucun lien de nécessité. Raymond Aron disait que dans les affaires publiques, « ce n’est jamais la lutte entre le bien et le mal, c’est le préférable contre le détestable ».
mercredi 25 mai 2011
La 7ème édition des Journées Africaines arrivent à grands pas
Journées Africaines - samedi 28 mai
Écomusée du fier monde
2050 rue Amherst (métro Berri-UQAM)
11H00 Prélude
- Exposition des artistes Réminiscences
12H00 La foire au village
- Organismes et artistes issus du monde africain
« Animation dans les aires de kiosques »
« Prestations artistiques déambulatoires »
13H00 Mot d’ouverture
- Gilles Barrette, directeur Centre Afrika
- Minute de silence nourrie par Dramane Koné au ngoni
13H10 Place à la fête
- Mabika Ki
« Présentation d’une fresque sur les relations Afrique-Asie »
« Introduction par un ballet de danse contemporaine
- Addydanse: Axelle Munezero
13H25 L’Afrique racontée et illustrée
- Royal Poet Society
« Slameurs et poètes du Québec »
13H35 Défilé de mode
- Styl’AfriCoop
« L’Afrique toute en couleurs »
14h00 Place au spectacle
- Troupe de danse ivoirienne Akeye
« Danser pour l’espérance »
- Moïse Matey Yawo
« Aux rythmes des percussions »
- Jean-Marie Ntsongo
« Démonstration de marionnettes africaines »
14H30 La pause au village
« Animation dans les aires de kiosques »
- Le RIFDD
« Dégustation de mets aux saveurs africaines »
- Lonsili Bebeto
- Le Cercle Littéraire Africain de Montréal (CLAM)
« Contes pour tous »
- Addydanse
« Initiation à la danse africaine
- Association culturelle Ethny
« Activité d’apprentissage d’un chant pour les enfants »
15H30 Le village se raconte
- Choeur Baobab
« Les chants de la musique du monde et du gospel »
- Tafsut
« Chants et danses de la Kabylie »
- La Chorale Les Séraphins
« Danse du Burundi »
- La troupe Lamogoya
« Contes, chants, danses et théâtre »
16H30 La fête s’exprime
- Ihozo
« Troupe de danse folklorique rwandaise »
- La Maison du Gabon au Canada
« Le dynamisme de l’association »
- Addydanse
« Danse afro-brésilienne / afro-cubaine / show déambulatoire »
17H15 Tous unis d’une même voix, d’une même passion
- Les enfants chantent pour l’Afrique
« Suites de l’atelier
17H30 Nous vous donnons la route
- Mot de remerciement
« Conseil de coordination de la 7ème édition »
Journées Africaines - dimanche 29 mai
Journée portes ouvertes des musées montréalais
Écomusée du fier monde (2050 rue Amherst)
10H -17H Kiosques interactifs
« Associations et organismes africains »
BBQ de mets africains (place du marché Saint-Jacques
devant l’Écomusée du fier monde)
« Projet d’économie sociale du Rifdd »
Au nom de tous les groupes
et associations africains
impliqués dans cet événement,
Merci d’être venu!
Écomusée du fier monde
2050 rue Amherst (métro Berri-UQAM)
11H00 Prélude
- Exposition des artistes Réminiscences
12H00 La foire au village
- Organismes et artistes issus du monde africain
« Animation dans les aires de kiosques »
« Prestations artistiques déambulatoires »
13H00 Mot d’ouverture
- Gilles Barrette, directeur Centre Afrika
- Minute de silence nourrie par Dramane Koné au ngoni
13H10 Place à la fête
- Mabika Ki
« Présentation d’une fresque sur les relations Afrique-Asie »
« Introduction par un ballet de danse contemporaine
- Addydanse: Axelle Munezero
13H25 L’Afrique racontée et illustrée
- Royal Poet Society
« Slameurs et poètes du Québec »
13H35 Défilé de mode
- Styl’AfriCoop
« L’Afrique toute en couleurs »
14h00 Place au spectacle
- Troupe de danse ivoirienne Akeye
« Danser pour l’espérance »
- Moïse Matey Yawo
« Aux rythmes des percussions »
- Jean-Marie Ntsongo
« Démonstration de marionnettes africaines »
14H30 La pause au village
« Animation dans les aires de kiosques »
- Le RIFDD
« Dégustation de mets aux saveurs africaines »
- Lonsili Bebeto
- Le Cercle Littéraire Africain de Montréal (CLAM)
« Contes pour tous »
- Addydanse
« Initiation à la danse africaine
- Association culturelle Ethny
« Activité d’apprentissage d’un chant pour les enfants »
15H30 Le village se raconte
- Choeur Baobab
« Les chants de la musique du monde et du gospel »
- Tafsut
« Chants et danses de la Kabylie »
- La Chorale Les Séraphins
« Danse du Burundi »
- La troupe Lamogoya
« Contes, chants, danses et théâtre »
16H30 La fête s’exprime
- Ihozo
« Troupe de danse folklorique rwandaise »
- La Maison du Gabon au Canada
« Le dynamisme de l’association »
- Addydanse
« Danse afro-brésilienne / afro-cubaine / show déambulatoire »
17H15 Tous unis d’une même voix, d’une même passion
- Les enfants chantent pour l’Afrique
« Suites de l’atelier
17H30 Nous vous donnons la route
- Mot de remerciement
« Conseil de coordination de la 7ème édition »
Journées Africaines - dimanche 29 mai
Journée portes ouvertes des musées montréalais
Écomusée du fier monde (2050 rue Amherst)
10H -17H Kiosques interactifs
« Associations et organismes africains »
BBQ de mets africains (place du marché Saint-Jacques
devant l’Écomusée du fier monde)
« Projet d’économie sociale du Rifdd »
Au nom de tous les groupes
et associations africains
impliqués dans cet événement,
Merci d’être venu!
Projet de Centre d'affaires africain à Montréal
En partenariat avec la CDEC-Petite-Patrie, INTERMONDE coopérative de solidarité avec l'Afrique développe un projet de partage de locaux pour entreprises et organismes oeuvrant en lien avec l'Afrique.
Objectifs : rationalisation des coûts, mais surtout création d'une synergie d'affaires.
Nous invitons les groupes intéressés à une rencontre d'information :
Mercredi 25 mai 18h00-20h00
Centre AFRIKA
1644, rue St-Hubert
(514) 947-5144
Aux groupes intéressés : SVP d'abord nous contacter au (514) 947-5144 avant la réunion.
www.intermonde.ca
Objectifs : rationalisation des coûts, mais surtout création d'une synergie d'affaires.
Nous invitons les groupes intéressés à une rencontre d'information :
Mercredi 25 mai 18h00-20h00
Centre AFRIKA
1644, rue St-Hubert
(514) 947-5144
Aux groupes intéressés : SVP d'abord nous contacter au (514) 947-5144 avant la réunion.
www.intermonde.ca
vendredi 13 mai 2011
RENDEZ AUX AFRICAINES LEUR DIGNITÉ : Une oeuvre de Ghislaine Nelly Huguette Sathoud


Droits des femmes : Ghislaine Nelly Huguette Sathoud publie « Rendez aux Africaines leur dignité » aux éditions L'Harmattan
auteure de cet ouvrage, militante des droits des femmes, lance un appel à la communauté internationale pour dénoncer l'utilisation du viol comme arme de guerre
Ainsi peut-on lire dans l'avant-propos : « Au-delà des considérations purement politiques, les dirigeants doivent prendre en compte les besoins réels des populations africaines. Par exemple, on le sait, la question des violences faites aux femmes est une préoccupation planétaire. Il est plus que temps de s'y attarder pour dénoncer ces flagrantes violations des droits humains. »
Un combat qui cadre avec les Objectifs du millénaire pour le développement d'ici 2015. « Cette démarche onusienne accorde une place primordiale à la lutte contre toutes les formes de violences à l'égard des femmes. Du côté de l'Afrique, les femmes subissent des violences sexuelles horribles pendant les conflits armés », écrit l'auteure sur la quatrième de couverture.
Dans son livre divisé en six chapitres, Ghislaine Nelly Huguette Sathoud, membre de l'Institut de recherche et d'études féministes de l'université du Québec à Montréal, également porte-parole du programme « Vivre au-delà du refuge de l'organisme YWCA Canada », aborde les principaux thèmes liés aux droits des femmes. Elle raconte les droits humains à travers les différentes époques, de la tutelle coloniale à nos jours, en passant par les indépendances.
Dans un chapitre consacré aux traces des ancêtres, sont traitées des thématiques faisant le lien entre l'Afrique et l'Amérique, évoquant d'un côté, Martin Luther King, et de l'autre, l'actuel président des États-Unis, Barack Obama.
Alors que la question sur l'égalité des droits et des chances entre hommes et femmes tient le lecteur en haleine d'un bout à l'autre de l'ouvrage, l'auteure finit son livre par une question d'actualité : quels acquis pour les enfants issus de l'immigration ?
Née au Congo-Brazzaville, Ghislaine Nelly Huguette Sathoud est connue du monde littéraire car elle a déjà publié de nombreux ouvrages dont : L'Art de la maternité chez les Lumbu du Congo en 2008 (essai) ; Le combat des femmes au Congo-Brazzaville en 2007 (essai) ; L'amour en migration en 2007 (roman) ; Les femmes d'Afrique centrale au Québec en 2006 (essai).
dimanche 8 mai 2011
Journées culturelles Yemba-Canada 2011

En date du Samedi 14 Mai 2011 l'Association Yemba du Canada organisera dans le cadre de ses activités 2011, une Grande Soirée de Gala avec au menu:
- Un grand Buffet gratuit
- le défilé de mode
- Une Grande soirée dansante
- Animations diverses........
Lieu de l'évenement: Grande salle des fêtes du Centre du Plateau, 2275, Blv St-Joseph Est. Montreal, H2H 1G4. Près du métro Laurier
Heure: De 19h00 à 03h00.
mardi 26 avril 2011
INVITATION : Les enfants du Phare
Vente-bénéfice au profit des Enfants du Phare
Les Enfants du Phare en partenariat avec et avec la participation de Ghislaine Sathoud, écrivaine et porte-parole des Enfants du Phare
http://www.ghislainesathoud.com/biographie.htm
Vous invite à un évènement bénéfice spécial :
EXPO-VENTE de mobilier africain, objet d'art, artisanat, gastronomie...
pour financer l'expédition d’un container de livres et l’ouverture d’une bibliothèque de quartier au Congo-Brazzaville.
Vendredi 13 mai : 12h00-21h00
Samedi 14 mai : 10h00-18h00
Au relais Mt-Royal
500, av. du Mt-Royal Est
Métro Mont-Royal (Église en face au Jean-Coutu)
Les Enfants du Phare : www.lesenfantsduphare.over-blog.com
« Faire don de la culture, c'est faire don de la soif,
le reste viendra de soi.» Saint Exupery
Les Enfants du Phare en partenariat avec et avec la participation de Ghislaine Sathoud, écrivaine et porte-parole des Enfants du Phare
http://www.ghislainesathoud.com/biographie.htm
Vous invite à un évènement bénéfice spécial :
EXPO-VENTE de mobilier africain, objet d'art, artisanat, gastronomie...
pour financer l'expédition d’un container de livres et l’ouverture d’une bibliothèque de quartier au Congo-Brazzaville.
Vendredi 13 mai : 12h00-21h00
Samedi 14 mai : 10h00-18h00
Au relais Mt-Royal
500, av. du Mt-Royal Est
Métro Mont-Royal (Église en face au Jean-Coutu)
Les Enfants du Phare : www.lesenfantsduphare.over-blog.com
« Faire don de la culture, c'est faire don de la soif,
le reste viendra de soi.» Saint Exupery
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